Mo, Go, Kézako ?
Mais, Mo ou Go?
Mais oui, pourquoi lit on Go ici, et Mo là?
Petit aparté sur la différence :
1000 mètres = 1 km.
1000 km = 1Mm, donc 1 Méga Mètre.
1000Mm = 1 Gm, donc Un giga mètre.
En informatique, et en téléphonie mobile, ces unités sont reprises.
1 Go = 1000Mo, si on arrondi.
La différence, se situe dans le temps :
Jusqu’à la fin des années 2000, l’internet mobile était fourni au Mo. Puis avec l’arrivée des smartphones, les quotas ont grandi, ont évolué vers le Go, bien dépassé depuis.
Mais cela, c’est dans le pays local (par ex en France), là où vous achetez la SIM, l’abonnement. Votre quota sera donc très favorable, au dessus du Go.
Par contre, quand vous quittez l’UE, vous retombez dans le marché historique de l’itinérance internationale, mondiale. Ces acteurs qui permettent l’itinérance, dont le métier est d’interconnecter les opérateurs, facturent depuis toujours le même tarif, à une époque où celui ci était consommé, sur une base du mégaoctet. C’était facturé (et ça l’est toujours) par palier de 10ko. Kilo octets, méga octets.
En d’autres termes, les offres commerciales, et la tarification locale, dans le pays où est fourni l’abonnement, a évolué en suivant les usages des smartphones.
Les tarifications internationales, elles, n’ont pas souhaité évoluer, pour différentes raisons, et sont restées à l’historique facturation au MégaOctet, soit mille fois moins qu’un giga octet.
Le cout du Go !
Pour savoir combien vous coutera un GigaOctet au plein tarif en itinérance à l’internationale, c’est simple : il faut multiplier par mille.
Si vous êtes sur votre téléphone, et que l’opérateur annonce 1 Mo = 13.31Euro, cela signfie que ce MégaOctet consommé vous sera facturé au tarif indiqué, le tarif historique d’Orange (et dont les concurrents, autres fournisseurs d’itinérance internationale, facturent à un prix très proche, voire supérieur)
Il faut ramener tout ceci au Gigaoctet, accrochez vous, évitons les AVC : 1000 Mo consommés, décalez la virgule de trois zéro sur la droite, comme à l’école :
1 Mo = 13,31 €
1 Go = 13310,00 € (ou 13 310€). Oui, ça coutera un bras. Et une jambe. Un gros crédit conso.
1 Mo était mille fois plus petit qu'1 Go, la consommation du Go est donc mille fois plus cher, évidemment, que le Mo. C’est un ordre de x1000.
Pour vous éviter une crise de panique suite à un bill shock, la plupart des opérateurs vous “protègent” en bloquant la consommation d’internet mobile, à hauteur de ~60€. Sinon, imaginez la facture astronomique.
pour bénéficier de ce bouclier tarifaire européen dans l’itinérance internationale, il faut deux prérequis :
- que l’opérateur du forfait soit sur le sol européen (Loi Européenne)
- que l’abonnement souscrit soit un abonnement particulier, grand public, individuel.
Ainsi, lors d’un mondial de foot en 2014 au Brésil, Next récapitulait qu’en l’absence d’offres favorables, à des tarifs préférentiels, le Go couterait pas moins de dix mille balles.
Les surfactures les plus fréquentes
Vous constaterez en effet que l’énorme majorité des personnes médiatisant une facture salée, hors forfait, sont des personnes ayant souscrit à un forfait Pro, Business, Entreprise, Grand Comptes, Corporates, mettez l’étiquette marketing de votre choix.
Mais la plupart des opérateurs mobiles du monde, bloquent les forfaits grand public, personnels, particuliers, à hauteur de 100Mo gros maxi, ce qui fait déjà plus de cent euros de facture.
Une fois ce blocage atteint, seul l’internet mobile ne peut être consommé ; une avance peut être demandée par l’opérateur pour reprendre la consommation. La loi n’oblige pas à restreindre la téléphonie, ni les SMS.
Certains opérateurs, par précaution, interdisent tout simplement la ligne mobile, d’obtenir du réseau, pour éviter de crever le plafond. En effet, en cas de grosse facture, un opérateur a la complète liberté de gérer la ligne mobile à sa convenance, le temps au client de régulariser sa situation.
Mais pourquoi n’adaptent t-ils pas ce tarif exhorbitant?
Parce qu’ils y gagnent des sous sur les abos pros, bien qu’ils soient majoritairement négociés en cas de facture salée, voire laissés en impayés. Il y a la partie pourquoi l’itinérance coute un bras dédiée à ce sujet.
À l’instar des télécoms, en informatique, où les IPv4 n’ont pas été régulés dès leurs débuts (voir la vidéo “le business des adresses ip” des échos), les opérateurs se sont interconnectés entre eux par praticités et par impératif pour leurs abonnés, sans vraie régulation mondiale.
Ils ont la GSMA et la 3GPP comme associations, ou plutot alliances, pour s’entendre dans une direction commune, mais il y a peu d’intérêt à baisser le tarif, enfin jusqu’ici..